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Sans titre 3, Septembre 2010

Sans titre 3
vidéoprojection, 
3/2, 1 min en boucle



Une étrange impression de présence ...

Sans titre 2, Août 2010

Sans titre 2
vidéoprojection, 
3/2, 1 min 10 en boucle


L’ombre et la lumière ...

Sans titre 1, Juin 2010

Sans titre 1
vidéoprojection, 
16/9, 1 min en boucle



Le clignotement hypnotique des néons ...

Les Portes en collaboration avec Sophie Mari, Septembre 2009

Les Portes

vidéoprojection (Anne Lemarchand) sur écran pénétrable : couloir de portes (Sophie Mari), Septembre 2009
réalisation commune, in situ pour l’exposition Dans l’entrebâillement... dans la cave du Moulin, Louviers


Les Portes, Octobre 2009, exposition Dans l'entrebâillement... 

Le Moulin, Louviers



Afin de renforcer la relation d’oeuvre à oeuvre lors de l’exposition Dans l’entrebâillement..., Sophie Mari et Anne Lemarchand ont pensé ensemble une installation qui associerait leurs deux pratiques; l’installation et la projection. Il fallait ainsi se confronter à l’espace de la cave pour élaborer une projection et concevoir un dispositif pénétrable qui tienne compte du lieu, créant une cohérence entre l’image et l’espace. La cave est constituée de différents espaces délimités par des piliers et des voûtes, elle est morcelée, compartimentée, et on ne peut pas l’envisager d’un seul coup d’oeil. Chaque cellule formée est à elle seule une petite pièce et chacune de ces pièces est différemment conçue et éclairée en fonction de sa disposition. Anne en a choisi une pour la photographier et a décidé de la projeter à un autre endroit afin de bouleverser sa disposition initiale. Cette projection agit alors comme une sorte de trompe-l’oeil, qui tord l’espace sur lui-même. Même si la projection intervient sur un écran, il est possible de pénétrer l’espace interverti en entrant par la porte ménagée au centre de l’image. Cette porte donne accès à l’installation de Sophie, Pièces gigognes. Lorsqu’on franchit cette porte, une seconde apparaît, tandis que l’image projetée nous poursuit. Passé cet étonnement, et la frustration de ne pas comprendre le sens de cet assemblage, on ouvre la seconde porte et de nouveau on découvre une nouvelle porte. C’est un enchaînement de dix portes successives que le spectateur va franchir au fil de sa lente progression. Dix seuils, pour ressortir à l’issue du dernier. Toutes ces portes qu’il a ouvertes alternativement vers sa gauche ou sa droite, recréent derrière lui un long couloir matérialisant l’espace qu’il vient juste de traverser, à défaut d’y être entré, car l’image projetée continue de le poursuivre. A-t-on réellement traversé l’image ? 

Brouillard, Juin 2009

Brouillard
installation vidéo,
16/9, 1 min 50 en boucle, dimensions 4x2,25 m
 projection sur un mur ou un écran, au ras du sol.


La pluie qui touche la route brûlante de soleil forme des nuages de brume. Ces nappes légères captent la lumière et se soulèvent au vent, s’épaississent jusqu’à remplir l’image et s’estompent lentement. Le mouvement hypnotisant de ces nuages, pris au piège entre les arbres et le sol, nous entraînent dans leur tourbillon virevoltant pour rejoindre le ciel. Pour s’échapper il faudra laisser le regard se projeter hors champ.

Nocturne, Avril 2009

Nocturne
installation vidéo, 
16/9, 3 min 12 en boucle, dimensions 4x2,25 m
projection sur un mur ou un écran.



La nuit suspend les activités tournoyantes de ce quartier d’affaires pour laisser place à une vie discrète à la lueur des lumières de bureaux oubliées. Guetter un mouvement, deviner ce qui se joue derrière ces fenêtres allumées... Cette vidéo nous immerge dans le calme de la vie nocturne où le moindre clignotement de lumière attire l’oeil. Le regard parcourt frénétiquement l’image irrépressiblement capté par les éclats de lumière qui manifestent une présence impalpable. On ne peut qu’imaginer ce qui se joue derrière ces murs.



vidéoprojection dans l'hémicycle de l'Hôtel de Région, Mars 2010,

exposition 100 Oeuvres de femmes

Pluie d'été, Janvier 2009

Pluie d’été, installation vidéo
16/9, 4 min en boucle, dimensions 4x2,25 m
projection sur un mur ou un écran.



Ici, le ciel d’origine, un ciel d’été bleu et lumineux est remplacé par un ciel gris nuageux balayé par le vent. La luminosité du ciel ne correspond pas à l’éclairage du sol. L’ombre marquée de la barrière ne varie pas. Le ciel est animé d’un mouvement tandis que le reste du paysage ne bouge pas. Le mouvement subtil des nuages ne se projette pas au sol. Il se crée une incohérence visuelle dans le paysage, par laquelle il faut se laisser submerger.



vidéoprojection sur le mur, Juin 2009, DNSEP, ERBA de Rouen

Lanterne magique, Septembre 2008

Lanterne magiqueinstallation vidéo, 
16/9, 7 min en boucle, dimensions 4x2,25 m
projection sur un mur ou un écran.


Les photographies utilisées ici s’inscrivent dans une recherche d’atmosphères lumineuses, entre-deux, où le soleil se couche sur la ville, cet instant du jour où il ne fait pas tout à fait nuit, mais où les réverbères s’empressent de prendre le relais, où les lumières des intérieurs s’allument transformant les maisons en lanternes magiques.
Toutes ces lumières électriques, comme des reflets de soleil, sont des parcelles lumineuses qui restent prisonnières sur la ville. Ces lueurs qui proviennent de l’intérieur des batiments embrasent la rue. Choisi dans le cours des choses mais pas détaché de lui, l’instant photographié appelle l’image suivante, qui ne viendra que lentement prendre la place de la première.
Ces deux images au point de vue strictement identique, introduisent un infime mouvement dans le passage fondu de l’une à l’autre qui dure près de deux minutes. Ce temps est celui de l’extinction d’une des fenêtres de la maison. On passe de l’éclairage à l’extinction sur un temps étiré, ralentit, alors que la perception réelle de cette action est d’ordinaire immédiate.
Ce travail cherche à questionner l’image projetée, en n’y voyant rien bouger, le spectateur déduit sans doute qu’il ne s’agit que d’une photographie. Or, il y a bien un mouvement, mais si lent, qu’il en devient quasiment invisible à l’oeil. Le spectateur observe alors une vidéo qu’il ne voit pas bouger et dont il subit le mouvement malgré lui, insidieusement.


Vidéoprojection sur écran voile ajusté à la voûte, 
exposition Dans l'entrebâillement...,
Octobre 2009 Le Moulin Louviers

Passage protégé, Novembre 2007

Passage protégé, installation vidéo, 
16/9, 4 min en boucle, dimensions 4x2,25 m
projection sur un mur ou un écran. 







Il s’agit ici d’un travail sur l’espace urbain et ses codes qui rythment la circulation des personnes et des véhicules; dans une volonté d’interroger les frontières et les passages de la photographie à la vidéo : la création de mouvement dans le passage d’une image à l’autre, la question de la durée d’une image... Mais aussi de mettre en parallèle le temps urbain, celui de notre vie quotidienne avec le temps de l’œuvre, celui que l’on consacre à son observation, voire à sa contemplation. Chacune des quatre images projetée semble parfaitement identique : même cadrage, même point de vue, ... Seul le passage au vert ou au rouge du bonhomme qui indique que l’on peut traverser la rue, propose un imperceptible mouvement dans l’image. Or, pour s’en rendre compte il faut être patient et prendre le temps d’observer l’installation, car chaque image reste immobile durant une minute et le changement entre deux images est si furtif que l’on peut parfaitement le manquer. A travers le refl et au sol de l’image, il y a une répercussion spatiale de ce passage quasiment imperceptible qui renforce la sensation que «quelque chose a bougé», mais quoi ? Le titre est un indice.


vidéoprojection sur écran bois autoportant,

Juin 2009, DNSEP, ERBA de Rouen